Les risques à courir si vous mentez sur votre CV

Les risques à courir si vous mentez sur votre CV


Quels sont les risques à prendre en mentant sur son CV ?

Le résultat de la dernière étude de Florian Mantione Institut a démontré que 65 % des CV contiennent de fausses informations. Ce pourcentage confirme que de nombreux candidats recourent à la fraude pendant un recrutement. Que risquent-ils cependant en mentant sur leur CV ?

Pourquoi certains candidats trichent-ils sur leur CV ?

Face à la forte concurrence entre les candidats, il est aujourd’hui si difficile de se démarquer lors d’un recrutement. Pour valoriser leur candidature, certains candidats sont ainsi tentés de mentir sur leur CV. La fraude aux CV concerne surtout les jeunes diplômés qui désirent à tout prix convaincre des recruteurs de plus en plus exigeants. De même, les séniors sont tentés de tricher, car ils ont du mal à décrocher un poste à cause de leur âge ou de leur expérience inadéquate. De plus, Internet rend beaucoup plus simples les démarches des fraudeurs. On peut par exemple trouver en ligne des vendeurs de faux diplômes. Du côté des employeurs, le manque de vérification des dossiers de candidature encourage les candidats à falsifier leur CV. Seul un employeur sur trois prend le temps d’analyser les informations sur les CV reçus lors d’un recrutement.

La perte de sa crédibilité

En trichant sur son CV, le candidat fraudeur risque de nuire à sa réputation, de perdre sa crédibilité à l’égard des recruteurs. Si le responsable de recrutement décèle la fraude dès l’entretien ou avant, son élimination est certaine. Ajoutée à cela, son image sera entachée auprès de tout le secteur d’activité dans lequel il souhaite évoluer. Si le candidat prévoit par exemple d’exercer dans le secteur de l’audit-conseil ou de l’expertise comptable, il aura du mal, par la suite, d’y obtenir un poste. Les entreprises communiquent entre eux ce genre d’incident. Le bouche-à-oreille l’empêchera de profiter d’autres opportunités d’embauche dans la profession. Les candidats trompeurs risquent de voir leur nom dans la liste noire des entreprises du secteur. Ils doivent carrément changer de secteur, s’ils veulent avoir la chance d’être recrutés.

L’élimination dans le processus de recrutement

Pour un candidat, donner des informations falsifiées dans son CV est comme construire son propre piège durant un recrutement. Dans l’intention de retenir l’attention du recruteur, un candidat peut être tenté de mentionner dans son CV un faux diplôme ou bien une fausse expérience professionnelle. Cette manœuvre peut cependant être facilement démasquée. Le recruteur a le droit de procéder à la vérification des informations douteuses. Il peut contacter l’organisme de formation pour confirmer l’authenticité du diplôme annoncé. Avec l’autorisation du candidat, il peut appeler son ancien employeur pour vérifier la véracité de l’expérience mentionnée dans le CV. Si son mensonge est découvert, il perd définitivement la chance d’obtenir le poste à pourvoir.

La poursuite en justice pour faux et usage de faux

Dans certains cas, un candidat fraudeur est exposé à des poursuites pénales. Il peut être notamment poursuivi pour délit de faux, usage de faux ou illégalité d’activité. Ce cas se présente souvent pour les professions réglementées, telles que l’expert-comptable, l’avocat et l’architecte. Certains professionnels malhonnêtes peuvent exercer ces métiers libéraux sans avoir les diplômes requis. Notons que le faux et l’usage de faux sont lourdement sanctionnés avec 3 ans de détention en prison et 45 000 euros d’amende.

Les risques pour l’employeur

Selon la loi, les employeurs ont le droit et le devoir de vérifier la véracité des informations mentionnées sur le CV. S’ils négligent ces précautions et découvrent des informations falsifiées après l’embauche, ils seront dans leur tort. Dans ce cas, en cas de poursuite de l’employé fraudeur devant les Prud’hommes, un employeur risque de se voir rejeter sa demande de licenciement pour faute grave/lourde. Pour avoir une réponse favorable à sa requête, il doit présenter des preuves sur l’incapacité de l’employé à occuper convenablement son poste.

Le risque de licenciement pour faute grave

Si le candidat fraudeur a été tout de même recruté, il peut être démasqué lors de l’exercice de son métier. Par exemple, un auditeur interne qui a menti sur son expérience pourra avoir du mal à assurer ses missions, s’il est dépourvu de compétences en management, gestion et comptabilité. Celui-ci se trouvera dans une situation inconfortable. À ce stade, le doute de son employeur naîtra et la fraude au CV va être démasquée. Selon le Code du travail, le contrat de travail doit être conclu de bonne foi. Un candidat fraudeur et de mauvaise foi risque donc une procédure de licenciement pour faute grave/lourde ou du moins une annulation de contrat de travail .Cela est surtout valable, si son inaptitude est justifiée. Dans ce cas, l’employeur ne lui versera aucune indemnité de licenciement.

Vous venez d’être licenciés suite à un CV falsifié ou autre motif et êtes pris au dépourvu ? Suivez quelques-uns de nos conseils pour rebondir après un licenciement 

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