Les risques de défaillances des entreprises

Publié le 04 01 2021 dans Actualités

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Les entreprises peuvent-elles contourner les défaillances ?

Bien que la crise sanitaire soit toujours présente, le nombre de défaillances d’entreprises reste relativement faible jusqu’à présent. Grâce à la mesure de renforcement de leurs fonds propres depuis quelques années, les TPE et les PME témoignent aujourd’hui d’une bonne résistance face à l’effondrement de l’économie. Les aides et soutiens de l’État et des banques leur ont permis d’éviter la faillite. Découvrez plus de détails à ce sujet !

Les soutiens économiques des pouvoirs publics

Grâce aux appuis des pouvoirs publics et des banques, plusieurs entreprises ont pu survivre jusque-là. On peut citer notamment les mesures d’assouplissement réglementaire, de subvention et d’allègement fiscal.

L’assouplissement réglementaire

Appliqué du 12 mars au 24 août 2020, l’assouplissement réglementaire a permis à de nombreuses firmes d’éviter les défaillances aux mois de septembre et d’octobre 2020. Pendant cette période difficile, on peut noter le gel de l’état de cessation des paiements et les moratoires à l’adresse des entreprises.

Le prêt garanti de l’État

Plusieurs entreprises n’ont pas hésité à recourir au prêt garanti de l’État (PGE) pour anticiper les défaillances. Ce dispositif financier leur a permis de régler des soucis de trésorerie urgents et de prévenir les risques d’insolvabilité. Jusqu’au 30 septembre 2020, plus de 60 % des entreprises (TPE et PME) ont bénéficié de ce PGE s’élevant à 94 milliards d’euros. Toutefois, certains observateurs pensent que ce prêt garanti de l’État a contribué à l’augmentation de la dette brute de certaines entreprises.

Les aides financières et fiscales

Bien d’autres mesures de soutiens de l’État permettent à des entreprises de ne pas sombrer dans les difficultés en cette période de crise sanitaire. Parmi ces dernières, on peut citer le fonds de solidarité dédié aux indépendants, aux entrepreneurs et aux entreprises de moins de 50 salariés. Le gouvernement a également proposé le report du remboursement des prêts bancaires et l’exonération de certaines charges des entreprises.

Les entreprises dans l’incertitude

Pour 2021, le nombre de défaillances serait important selon l’avis de certains économistes, avec une augmentation du risque pouvant aller jusqu’à 25 %. Au lieu de se focaliser à sur la survie des entreprises, le mieux serait de favoriser les investissements. Pour aider les entrepreneurs à mieux faire face au risque de défaillance, certaines banques publiques d’investissement prévoient de mettre en place des solutions d’aide spécifiques, telle que : - L’exonération de charges 

- L’octroi d’une garantie pour les prêts de trésorerie 

- Le report de remboursement concernant les crédits bancaires 

- Les fonds de solidarité à destination des TPE.

Les défaillances prédites par les économistes

En l’absence de toutes les mesures de soutien économique citées précédemment, le nombre de défaillances d’entreprises serait estimé à 62 000 pour 2020, selon l’étude des observateurs du groupe BPCE. Les secteurs les plus touchés par la crise sont la construction, le commerce, l’évènementiel, la restauration, l’hôtellerie et les services aux particuliers. Sans les soutiens de l’État, l’impact des deux périodes de confinement serait catastrophique. Pour 2021, les économistes prédisent près de 59 000 défaillances.

Le changement des modèles économiques

Le rétablissement de la situation de nombreuses entreprises reste jusque-là incertain. Ces entités doivent non seulement faire face à de grandes pertes de chiffre d’affaires, mais elles doivent aussi s’adapter aux prochaines transformations des modèles économiques. Plusieurs secteurs devront désormais évoluer sur de nouveaux terrains (nouvelle réglementation, nouvelle approche de la clientèle, transformation digitale, etc.).

La baisse progressive des aides aux entreprises

L’État, les régions, les collectivités et les banques devront retirer progressivement leurs aides et soutiens aux entreprises suivant la relance économique du pays. Quoi qu’il en soit, les entreprises devront avoir des trésoreries suffisamment élevées pour couvrir les besoins en fonds de roulement, l’étape incontournable pour redémarrer leurs activités. Des observateurs pensent que l’État devrait encourager les acteurs économiques à investir, plutôt que de combattre les défaillances.

Poursuivez votre lecture en découvrant notre article sur le fonds de solidarité, afin de connaître davantage les aides accordées par l’État aux entreprises.


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